VICTOIRE DE SERENA FACE A STEPHANIE EN DEUX
SETS ET DEUX RAQUETTES !
09 février 2005 - Christian Lacaze Fiévreuse depuis son arrivée à Paris, Serena Williams n’a cependant eu besoin que deux sets pour venir à bout d'une vaillante Stéphanie Cohen-Aloro, 6-3, 6-2 en 1h02. En trois participations à l’Open Gaz de France, Serena Williams n’a connu qu’une seule fois la défaite. Lors de la finale de l'édition 1999, elle s’était inclinée face à Nathalie Tauziat. Sur la route d’un troisième trophée, la nord-américaine au corps bodybuildé se voyait proposer comme hors d’œuvre la régionale de l’étape, la Parisienne Stéphanie Cohen-Aloro. Peu enclin à faire durer le suspens, la récente lauréate des Internationaux d’Australie claquait deux aces pour se détacher 3-0 après seulement 8 minutes de jeu. Sur le bord du court, Stéphane Diagana et Jean Galfione appréciaient en connaisseurs ce départ en trombe. Une double faute suivie d’une faute en coup droit permettait à Cohen-Aloro de revenir à 3-2 avec son service à suivre. Cette résistance n’était pas du goût de l’ancienne n°1 mondiale qui massacrait sa raquette de colère. Le public n’appréciait pas et le faisait entendre. L’arbitre de la rencontre, Carlos Ramos, non plus : il lui infligeait un avertissement. Huit jeux de rang Décomplexée, Stéphanie jouait crânement sa chance. Elle tenait l’échange en fond de court à grand renfort de coups droits puissants et de revers chopés. A 4-3 en faveur de Williams, la Française devait faire face à deux balles de break. La première était écartée d’un service gagnant mais elle commettait une faute à l’échange sur la seconde. Serena pouvait lâcher un « come on » avant qu’un smash ne lui permette de conclure sur un jeu blanc : 6-3 en tout juste 30 minutes. Pas découragée pour autant, Stéphanie continuait à tenter de gêner l’Américaine. Malheureusement, elle n’y parvenait que de manière sporadique. Les jeux défilaient alors en faveur de la cadette de la famille Williams. Se plaignant de la tête depuis son arrivée à Paris, la tête de série n°1 paraissait mal à l’aise sur le court. Sous les yeux de Jean-Claude Massias, le Directeur Technique National à la Fédération Française de Tennis, la Française encaissait son huitième jeu de rang pour se retrouver menée 5-0. Stéphanie peut être fière d’elle Vaillante, Stéphanie Cohen-Aloro s’offrait un baroud d’honneur. Sous les yeux d’une partie de sa famille et de ses amis, elle sauvait une balle de match, refaisait un break de retard et claquait trois aces pour revenir à 5-2. Avec la complicité d’une erreur d’arbitrage sur sa deuxième occasion de conclure, Serena était contrainte à disputer les prolongations. Un ultime revers gagnant le long de la ligne scellait définitivement le sort de la partie, 6-3, 6-2 en 1h02. Visiblement agacée, Williams « oubliait » de serrer la main de l’arbitre de chaise. Elle aura un jour de repos demain pour soigner ses maux avant de rencontrer vendredi en quarts de finale la gagnante du match entre les Russes Vera Douchevina et Dinara Safina. Bien que battue, Stéphanie Cohen-Aloro quittait le court sous les applaudissements généreux de son public. Plus tard en conférence de presse, elle confiera malicieusement « Je suis plutôt contente de mon match. Je pense ne pas avoir été ridicule et puis surtout, je suis fière de lui avoir fait casser une raquette ». |