PARIS OGF : COHEN-ALORO PASSE, FORETZ
ET RAZZANO ELIMINEES
La Française Stéphanie Foretz éliminée par la Russe Ekaterina Bychkova au dernier tour des qualifications, seule Stéphanie Cohen-Aloro est parvenue à mettre du baume au cœur à un clan bleu contraint de se séparer également de Virginie Razzano. La journée n’avait pas spécialement bien commencé pour le clan bleu. Stéphanie Foretz, en lice pour une place dans le tableau final, disparaissait du tournoi au dernier tour des qualifications, sèchement battue par Ekaterina Bychkova. Un revers en deux sets pour la Française qui s’inclinait 6-3, 6-1, en moins d’une heure de jeu. Pourtant bien entrée dans la partie, la native d’Issy les Moulineaux allait lentement perdre pied, courbant un peu plus l’échine à mesure que sa rivale montait en puissance. Du travail de sape efficace de la part d’une Bychkova très agressive qui rattrapait rapidement un handicap de deux jeux pour égaliser à 3 partout avant de prendre l’avantage. Un retour aux affaires spectaculaire de la part de la Moscovite qui, sa proie ferrée, n’avait plus qu’à assener le couperet empochant la première manche 6-3 en l’espace de trente minutes. Un camouflet difficile à digérer pour Stéphanie Foretz. Désireuse d’effacer l’affront, la numéro 116 mondiale retrouvait en tout début de seconde manche le punch nécessaire pour mettre son adversaire sous pression. Un coup d’éclat qui se révèlera, hélas, passager. Etouffée par Bychkova, la Française tentait vainement de résister sans parvenir à trouver la faille. Un duel qui se résumait rapidement à un cavalier seul de la Russe qui empochait la mise en deux manches 6-3, 6-1, privant son adversaire d’une hypothétique troisième qualification pour le tableau final en neuf participations. Stéphanie Cohen-Aloro allait, dans la foulée, s’employer à faire oublier l’affront. Opposée à sa compatriote Virginie Razzano dans un duel franco-français jamais facile à négocier, la Parisienne empochait le dernier sésame vacant pour le grand tableau, portant à neuf le nombre de représentantes tricolores invitées à batailler pour le titre. Une issue heureuse pour la 147eme joueuse mondiale mais un épilogue cauchemardesque pour son adversaire qui semblait, contre toute attente, avoir le match sous contrôle dès les premiers échanges. Très assurée en début de rencontre, la Dijonnaise, qui menait 5-2, allait en effet connaître un revers de fortune délicat, encaissant sept jeux de rang et concédant la première manche 7-5, obligée de courir après le score au début du deuxième set (2-0). Une correction sévère pour la récente quart de finaliste d’Auckland qui lâchait totalement prise, rendant les armes 7-5, 6-2. Une remontée fantastique pour Cohen-Aloro qui, en sept participations à l’Open Gaz de France, parvient, pour la quatrième fois à survivre à un tour préliminaire souvent mortifère. |